LA BIOECONOMIE TROPICALE, VOUS CONNAISSEZ ?


La bioéconomie est sans doute le modèle économique de demain !

Elle regroupe les activités économiques liées à l’innovation, à la production, au développement et à l’utilisation de produits et de procédés issus du monde du vivant et renouvelables. Et tropicale, parce qu’elle est basée sur la production et l’exploitation éco-responsable de toutes les ressources et richesses, terrestres et marines, qui foisonnent sous nos latitudes.

Elle vise des marchés dans les domaines des rendements agricoles, des process industriels (agroalimentaire, environnement, énergie…), de la santé humaine et animale.

PRINCIPAUX SECTEURS

  • Canne à sucre
  • Fruits et légumes
  • Plantes aromatiques, à parfum et médicinales
  • Horticulture et autres productions végétales
  • Pêche et aquaculture
  • Elevage
  • Microalgues
  • Industrie agroalimentaire
  • Santé et Bien-être
  • Environnement

PRINCIPAUX MARCHÉS

  • Alimentation et aliments fonctionnels
  • Bioénergie
  • Biofertilisants
  • Eco-produits
  • e-santé
  • Extraits naturels tropicaux
  • Matériaux et produits bio-sourcés
  • Semences et plants


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18/02/2018

Entretien avec Olivier FONTAINE, Chargé de Mission Responsable Développement La Coccinelle

Remise du Trophée de l'innovation agricole 2017 de l'Armeflhor.
De gauche à droite : Louis (Pépiniériste), Rosaire (Technicien de Recherche), Ludovic (Technicien de Recherche), Olivier (Responsable Développement), Morguen (Chercheur en R&D), Stéphane (Responsable de production).

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

La Coccinelle est une entreprise spécialisée dans l’élevage d’insectes, à destination de l’agriculture. Cette méthode de protection des cultures, basée sur l’utilisation d’insectes en substitution des produits chimiques, s’appelle la Lutte Biologique.

Le principe consiste à réaliser des lâchers d’insectes « auxiliaires » sur les cultures attaquées par des insectes « ravageurs ». Les auxiliaires s’attaquent alors aux ravageurs, en les mangeant directement (on parle alors de prédateurs) ou en les parasitant et entrainant leur mort (on parle de parasitoïdes). Ces méthodes de lutte sont aujourd’hui très développées pour les cultures sous-abris, mais une ouverture à d’autres types de culture est en train de s’amorcer.

La Coccinelle fête ses 10 ans cette année. L’entreprise est détenue par 3 coopératives agricoles : Vivéa, Terre Bourbon et Fruits de La Réunion. Nous travaillons aujourd’hui principalement avec les coopératives agricoles, mais notre production est ouverte à tous les agriculteurs qui souhaitent faire le pas vers un mode de production plus respectueux de l’environnement.

Huit personnes travaillent aujourd’hui à La Coccinelle, et l’activité est partagée entre une production de masse et une activité de Recherche et Développement de nouveaux insectes auxiliaires.

 

La lutte biologique, une méthode novatrice pour l’agriculture à La Réunion ?

La lutte biologique est pratiquée à La Réunion depuis le début des années 2000. Malheureusement, cette méthode de lutte a mis du temps à se développer, et pendant de nombreuses années, seuls deux auxiliaires étaient proposés aux agriculteurs.

Aujourd’hui, l’intérêt pour ces méthodes de protection des cultures est de plus en plus fort. En 2014, nous avons déménagé notre site de production pour nous installer à Saint-Pierre, afin de pouvoir répondre à la demande : une production plus importante et plus diversifiée.

Ainsi, bien que les principes ne soient pas nouveaux, les outils, eux, le sont.

Nous devons également nous adapter au contexte réunionnais. Depuis quelques années, l’importation de nouveaux auxiliaires sur le territoire réunionnais est interdite. Nous travaillons donc uniquement avec des insectes présents de façon naturelle à La Réunion, ce qui nous pousse à être innovants, et qui garantit le développement d’auxiliaires adaptés à nos climats.

La gamme d’auxiliaires que nous proposons est en plein développement depuis 2014, avec 3 nouveaux auxiliaires ciblés contre aleurodes, pucerons et thrips, dont une coccinelle indigène de l’île. Cinq espèces d’auxiliaires sont donc aujourd’hui proposées aux agriculteurs.

Ces méthodes de lutte nécessitent une certaine technique de la part des utilisateurs. Les agriculteurs doivent être formés et accompagnés. Ils sont aujourd’hui demandeurs de plus de solutions, et nous recevons le soutien des pouvoirs publics pour travailler au développement de ces nouveaux outils, dans l’intérêt d’une agriculture plus saine pour l’environnement, les consommateurs, et les agriculteurs.

 

Quelles sont les perspectives d’avenir pour la Coccinelle ?

Nos objectifs aujourd’hui sont de pouvoir proposer le plus rapidement possible une gamme d’auxiliaires permettant de répondre aux principales problématiques rencontrés par les agriculteurs. Cela signifie donc une palette de 7 ou 8 auxiliaires au minimum, qui permettrait de substituer complètement l’utilisation d’insecticides chimiques.

Notre équipe de Recherche et Développement travaille depuis quelques années au développement de nouveaux élevages. Cette démarche se fait en partenariat avec l’ensemble des acteurs agricoles du territoire : le CIRAD sur les aspects bio-écologiques, l’Armeflhor sur l’expérimentation en conditions de serre, et les partenaires de terrain pour le transfert des méthodes (FDGDON, Chambre d’Agriculture, Coopératives agricoles, conseillers indépendants, etc.).

De façon plus concrète, nous travaillons en ce moment au développement d’acariens prédateurs pour la lutte contre le thrips. Nous avons également un projet sur la mouche charbon pour la pollinisation de la tomate sous-abris qui devrait se déployer prochainement.

Les particuliers sont également demandeurs de ces solutions pour leurs jardins. En effet, dès le 1er Janvier 2019, la vente d’insecticides chimiques aux particuliers sera interdite. Il est indispensable de pouvoir leur proposer une alternative respectueuse de l’environnement. Nous travaillons donc activement au développement d’une gamme destinée aux particuliers.

 






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